Grajdanskaia Oborona – «KBG-rock»

Loin des centres culturels et historiques de Moscou et Leningrad, une scène et une tradition du rock singulières prennent forme en Sibérie, et la deuxième moitié des années 1980 verra l’émergence de son auteur le plus emblématique et de son projet le plus connu : Egor Letov et Grajdanskaia Oborona. Souvent, les deux ne font qu’un : punk et anarchiste jusqu’au bout des ongles, Letov crée abondamment, en solitaire, dans l’urgence et sous influence, avec des casseroles en guise de batteries, enregistrant sur un magnétophone mono-piste ses morceaux abscons et énervés.

Cannes, Kino, le cinéma, Serebrennikov, l’Été et des navets guerriers

Après une longue pause et une série de traductions et de billets plus ou moins détachés de l'actualité, j'essaye de rattraper les dépêches de mon fil Twitter, et voilà que je tombe, bien opportunément, sur Cannes, Serebrennikov et son «Été», une occasion pour moi de parler (une fois de plus) des personnages dépeints par son film et, comme d'habitude, de finir par divaguer sur des trucs qui n'ont pas beaucoup de rapport.

Fiodor Tchistiakov – «Supprimez les témoins»

J'ai consacré au groupe Nol' une demi-douzaine de billets, pourtant j'ai à chaque fois soigneusement omis de parler de l'un des épisodes les plus marquants dans la biographie de son leader, «Tonton» Fiodor Tchistiakov. En effet, si la carrière du groupe comporte, comme je l'évoquais dans mon précédent billet qui lui est consacré, une période «classique» allant de 1986 à 1992, c'est parce qu'en 1992, Tchistiakov, dans un accès de folie, et probablement sous influence, tente d'égorger Irina Levchakova. Et là, toutbasculec'estledrame, comme ils disent à la télé.