Tchaïf – « Argentine – Jamaïque 5:0 »

Lors de la Coupe du monde de football de 1998, alors que la Russie n'avait pas réussi à se qualifier pour le premier tour, les spectateurs du pays ont bien dû se trouver d'autres équipes à soutenir. Outre les éternels «frères slaves» et apparentés (Yougoslavie, Croatie, Roumanie), quelques Russes ont un faible pour l'équipe de Jamaïque, qualifiée pour la première fois de son existence. Les espoirs des Jamaïcains seront hélas mis à mal par ces même frères slaves (les Croates) dès le premier match, et anéantis lors du deuxième match contre l'Argentine, qui s'achèvera sur le score annoncé dans le titre dans ce billet.

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Nol’ – «Une pluie acide» (de l’adaptation et de la bellettristique)

Quand j'adapte une chanson, il y a, le plus souvent, une seule et unique motivation : elle me plaît. Dans un exercice quotidien et personnel, je fais tourner dans ma tête une punchline – une rime percutante – et j'essaye de comprendre si, en retournant les mots dans tous les sens, je peux obtenir quelque chose de vaguement équivalent en français. Et, des fois, par miracle ou par étirement, ça tombe presque juste. Souvent, je me résigne à ranger l'ébauche de texte dans le dossier «intraduisibles», que je revisite quand même, de temps en temps, au cas où j'aurais une illumination soudaine.

Vladimir Vyssotski sur le public, les applaudissements, le spectacle, la chanson d’auteur et ses amis de jeunesse (concert à Kaliningrad, 16 juillet 1980)

Cet enregistrement est extrait du dernier concert donné par Vyssotski, décédé neuf jours plus tard, le 26 juillet 1980. Il se lance dans cette digression d'une dizaine de minutes après avoir interprété sa «Chanson sur l'aviateur décédé», qui s'ouvre par les les paroles «Toute la guerre, à ras bords, je tendais vers la maison...», et se termine par «je suis revenu, mais lui n'a pas eu le temps». La perte d'un ami, d'un frère d'armes, d'un camarade, et l'inévitable «pourquoi lui, et pas moi ?» sont un des thèmes récurrents de Vyssotski. Dans ma traduction, j'essaye de garder son phrasé assez hésitant et par moments décousu, même si je me suis permis de couper certaines répétitions ou rendre plus lisibles certains passages sans forcément le préciser.

Zoopark – «Blues de Moscou» (en french dans le texte)

J'ai mentionné, dans mon précédent billet, le morceau traduit ci-dessous comme un bon exemple de la très folklorique rivalité existant entre Moscou et Saint-Pétersbourg. Peu après, je suis retombé sur ce papier : Les particularités d'emploi des mots argotiques en russe contemporain. Bien que restant d'actualité une bonne quinzaine d'années après son écriture, il propose une référence musicale qui est, à mon humble avis, l'une des moins pertinentes que l'on puisse choisir dans ce contexte : Viktor Tsoï est mentionné par l'auteure comme l'exemple d'un musicien de la Perestroïka ayant porté l'argot dans les masses, alors qu'il est, au contraire, un de ceux dont les textes contiennent le moins d'expressions vulgaires, argotiques ou datées, ce qui a contribué à les rendre intemporels.

Cannes, Kino, le cinéma, Serebrennikov, l’Été et des navets guerriers

Après une longue pause et une série de traductions et de billets plus ou moins détachés de l'actualité, j'essaye de rattraper les dépêches de mon fil Twitter, et voilà que je tombe, bien opportunément, sur Cannes, Serebrennikov et son «Été», une occasion pour moi de parler (une fois de plus) des personnages dépeints par son film et, comme d'habitude, de finir par divaguer sur des trucs qui n'ont pas beaucoup de rapport.

Pronoms fantômes, humour douteux, et Daniil Harms contre le pistolet Makarov

Dans la langue russe, malgré ses mécanismes parfois remarquables (ah ! ces verbes de mouvement !) et son vocabulaire fleuri, il y a une nuance qui se perd presque totalement : celle des pronoms personnels et impersonnels. J’aime l’illustrer par cette vielle blague où Pét’ka, jeune recrue de l’Armée Rouge, demande au légendaire commandant Vassili Tchapaïev la signification du mot « nuance ».

Akvarium – «Babylone»

Si je dis «roots reggae russe», ça sonne comme le début d'un gag ou l'intro d'un morceau de Ludwig von 88, et c'est effectivement plus ou moins le cas : des groupes de reggae «notoires» et entièrement dédiés au genre ayant existé à l'époque soviétique, on ne peut guère citer que le «Comité de Protection de la Chaleur» (Komitet Ohrany Tepla, KOT) et son leader «Oldie», mais c'est une histoire pour une autre fois, comme ils disent chez Disney. Cette fois-ci, on va aborder un groupe que j'ai mentionné à maintes reprises sans jamais en traduire un morceau entier, Akvarium, et son gourou de leader, Boris Grébenschikov.

Moisissure Rouge – «Sortez couverts»

Dans le texte qui suit, certains prénoms ont été modifiés afin de m'épargner l'effort de réinventer des rimes. Une note sur l'utilisation de «tiotia» (тётя) et, par extension, du masculin «diadia» («дядя»), dans la langue russe : dans le langage enfantin ou dans le langage familier, ce sont les «civilités» utilisées pour évoquer des personnes proches ou bien connues : des membres de leurs familles (véritables tantes), mais également des voisins, amis de la famille ayant (plus ou moins) le même âge que les parents.

Fiodor Tchistiakov – «Supprimez les témoins»

J'ai consacré au groupe Nol' une demi-douzaine de billets, pourtant j'ai à chaque fois soigneusement omis de parler de l'un des épisodes les plus marquants dans la biographie de son leader, «Tonton» Fiodor Tchistiakov. En effet, si la carrière du groupe comporte, comme je l'évoquais dans mon précédent billet qui lui est consacré, une période «classique» allant de 1986 à 1992, c'est parce qu'en 1992, Tchistiakov, dans un accès de folie, et probablement sous influence, tente d'égorger Irina Levchakova. Et là, toutbasculec'estledrame, comme ils disent à la télé.

Krasnaia Plesen’ – Triptyque patriotique (des bites et des cons)

[NSFW - ce billet est à éviter au travail ou en bonne compagnie]

Il y a des morceaux et des groupes, on ne sait pas trop par quel bout s’y prendre pour vous les présenter et les vendre. Le thème de ce billet est un truc du genre : « Le cas particuliers de la bite et du con dans la satire patriotique du groupe de trash-pop-punk Krasnaia Plesen’ »