Vladimir Vyssotski sur le public, les applaudissements, le spectacle, la chanson d’auteur et ses amis de jeunesse (concert à Kaliningrad, 16 juillet 1980)

Cet enregistrement est extrait du dernier concert donné par Vyssotski, décédé neuf jours plus tard, le 26 juillet 1980. Il se lance dans cette digression d'une dizaine de minutes après avoir interprété sa «Chanson sur l'aviateur décédé», qui s'ouvre par les les paroles «Toute la guerre, à ras bords, je tendais vers la maison...», et se termine par «je suis revenu, mais lui n'a pas eu le temps». La perte d'un ami, d'un frère d'armes, d'un camarade, et l'inévitable «pourquoi lui, et pas moi ?» sont un des thèmes récurrents de Vyssotski. Dans ma traduction, j'essaye de garder son phrasé assez hésitant et par moments décousu, même si je me suis permis de couper certaines répétitions ou rendre plus lisibles certains passages sans forcément le préciser.

Publicités

Zoopark – «Blues de Moscou» (en french dans le texte)

J'ai mentionné, dans mon précédent billet, le morceau traduit ci-dessous comme un bon exemple de la très folklorique rivalité existant entre Moscou et Saint-Pétersbourg. Peu après, je suis retombé sur ce papier : Les particularités d'emploi des mots argotiques en russe contemporain. Bien que restant d'actualité une bonne quinzaine d'années après son écriture, il propose une référence musicale qui est, à mon humble avis, l'une des moins pertinentes que l'on puisse choisir dans ce contexte : Viktor Tsoï est mentionné par l'auteure comme l'exemple d'un musicien de la Perestroïka ayant porté l'argot dans les masses, alors qu'il est, au contraire, un de ceux dont les textes contiennent le moins d'expressions vulgaires, argotiques ou datées, ce qui a contribué à les rendre intemporels.

Cannes, Kino, le cinéma, Serebrennikov, l’Été et des navets guerriers

Après une longue pause et une série de traductions et de billets plus ou moins détachés de l'actualité, j'essaye de rattraper les dépêches de mon fil Twitter, et voilà que je tombe, bien opportunément, sur Cannes, Serebrennikov et son «Été», une occasion pour moi de parler (une fois de plus) des personnages dépeints par son film et, comme d'habitude, de finir par divaguer sur des trucs qui n'ont pas beaucoup de rapport.