Zakhar May – «Le fusil d’assaut»

Je déterre ce morceau qui, bien qu'il sous-entende une autre modèle de fusil d'assaut, coïncide avec le thème de la semaine en Russie: Kalachnikov et son monument. Bref rattrapage pour les retardataires : une statue de l'ingénieur soviétique à été inauguré en grande pompe (avec pope bénisseur de rigueur), et à peine Internet a-t-il eu le temps de s'enflammer en débats sur le véritable créateur de l'AK-47 (certains attribuent la paternité à Hugo Schmeisser, détenu presque jusqu'à sa mort en Russie) et les inspirations de la Kalachnikov par rapport au StG44 allemand, se balançant à la gueule documents secrets, photos en gros plan et schémas techniques, on s'est aperçu que, dans un coin, sur le socle de la statue, le sculpteur avait ajouté le schéma «éclaté»… du StG44 ! Panique à bord, on envoie deux ouvriers «gommer» la bavure à la disqueuse, ils se font interpeller par la police, soupçonnés de vandalisme, pendant que le sculpteur bafouille des excuses : «j'ai cherché sur Google…»

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Leningrad – «Fiasco»

Le 19 septembre, dans une interview à Interfax, Alexandr Jarov, dirigeant du Roskomnadzor, a déclaré qu'il voyait de manière négative l'utilisation de mots obscènes lors des échanges sur Internet, et a appelé les différentes communautés en ligne à arrêter de les utiliser grâce à «l'auto-régulation». Il citera en exemple les bureaux du Roskomnadzor, où la quantité de «mat» (le vocabulaire grossier russe) a été réduite grâce à l'introduction d'une «cuss jar» à l'américaine.

Les médias en ligne, contrairement aux média traditionnels, ne sont pas touchés par les infractions administratives prévues pour l'utilisation de grossièretés dans leur contenus. En 2014, quand la dernière loi idoine était adaptée, Sergueï Shnourov et son groupe Leningrad, connus pour l'abondance de vulgarités dans leurs textes, ont fait un joli pied-de-nez à cette législation avec la chanson «Fiasco», chantée sur l'un des plateaux télé les plus populaires de Russie (Vecherniï Ourgant).